Oui à l’initiative populaire « Pour des soins infirmiers forts »

Les soins infirmiers sont sous pression. Les ressources en personnel et le financement sont limités. Si rien ne change, la pénurie d’infirmières et d’infirmiers va encore se renforcer. En disant OUI à l’initiative populaire „Pour des soins infirmiers forts“, vous assurez l’avenir du système de soins. Pour plusieurs d’informations et les formulaires: link.

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Ici mon discours à la conférence médiatique:

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Voilà bientôt une année que la commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national a pris une décision à grande portée: et cette décision est la principale raison de notre présence ici aujourd’hui. Permettez-moi un bref regard en arrière:

Il était une fois une initiative parlementaire qui demandait plus d’autonomie pour le personnel infirmier. Il devait être possible de faire en sorte que certaines prestations typiquement infirmières puissent être remboursées par les caisses-maladie sans qu’un médecin ait prescrit cette prestation et signé l’ordonnance.

Je m’étais fortement engagée pour cette initiative parlementaire. Car c’était une bonne proposition  et j’étais convaincue que cette démarche allait dans le bon sens : vers un système de santé permettant des modèles de prise en charge intégrés viables, au sein duquel tous les professionnels pourraient fournir leurs prestations en fonction de leurs compétences et assurant une réelle collaboration interprofessionnelle.

Le 25 janvier 2016, la commission, dans sa nouvelle composition, a clairement altéré le projet soumis. D’une part, la loi devait être limitée à six ans, et d’autre part les caisses-maladie pouvaient librement décider avec quelles infirmières elles entendaient conclure un contrat et celles qu’elles refusaient.

Une discussion de fond sur la levée de l’obligation de contractera ainsi été lancée sur le dos des soignants. Pour cette riaon, nous avons dû, en tant que parti, prendre une décision douloureuse le 27 avril dernier et voter au Conseil national contre l’entrée en matière sur l’initative parlementaire. Vous me croire que cela n’a pas été facile !

N’empêche : pour moi, il a toujours été clair que quelque chose devait changer. Je ne suis pas seulement politicienne, mais aussi médecin. Je sais que les soins infirmiers sont un des piliers du système de santé. Mais ce pilier est en train de s’effondrer. Trop peu de jeunes se lancent dans une profession soignante. Cela doit nous faire réfléchir ! Car la pénurie nous concernera tous, en tant que proches, partenaires, parents et en définitive en tant que futurs patients. Nous devons tout mettre en œuvre pour que les professions soignantes  soient attrayantes. Nous devons tout faire pour que les jeunes optent pour la profession d’assistant/e en soins et santé communautaire, mais aussi que cela vaille la peine pour eux de poursuivre leur formation et d’obtenir un diplôme en soins infirmiers. Enfin, les conditions de travail, le salaire, la reconnaissance, les possibilités de carrière et l’autonomie doivent être adéquats pour que les professionnels formés restent longtemps en activité.

La voir parlementaire ne nous a pas permis de trouver une majorité qui défende nos préoccupations.  C’est pourquoi nous avons besoin du soutien du peuple afin que les soins puissent être assurés à l’avenir. Nous avons besoin d’un système de santé de qualité, qui utilise de manière optimale la contribution de tous les professionnels impliqués.

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