Sessione dei giovani – saluto finale

Sessione dei giovani – saluto finale

Care e cari giovani,

Mi fa molto piacere potervi incontrare qui oggi. Non posso dire “Benvenuti a Palazzo federale per la vostra 28esima Sessione dei Giovani”, ma posso salutarvi e ringraziarvi per il lavoro che avete svolto in questi giorni. C’è una cosa che mi fa particolarmente piacere guardandomi in giro in questa sala: per una volta, siedono lo stesso numero di ragazze che ragazzi. Così voi, la gioventù, anticipate ancora una il futuro. Spero che questa sarà anche la composizione dei futuri parlamenti: fifty – fifty. E spero che tutti e tutte noi potremo ancora vivere quel giorno.

Ho appena ricevuto le vostre petizioni, i risultati del vostro intenso lavoro politico degli ultimi quattro giorni. Grazie mille. Sono impressionata dai temi che avete trattato come Sessione dei Giovani, che coprono una vasta gamma di problemi: da tematiche di grandissima attualità come il clima a “long seller” come la parità salariale tra uomini e donne. Non vedo l’ora di leggere le vostre petizioni. Ancora una volta, grazie mille.

 

Sans l’engagement politique de la jeune génération, notre démocratie ne peut pas fonctionner. Cette affirmation est peut-être banale, mais elle correspond à la réalité : vous êtes les conseillères et les conseillers nationaux, les conseillères et les conseillers aux États de demain. Les élections fédérales viennent tout juste de se dérouler, et vous avez sans doute suivi les campagnes des partis et des candidats. Lors d’une année électorale, l’importance de l’engagement et de la participation active des citoyens à la vie politique est particulièrement visible, dans une démocratie telle que la nôtre. Il est essentiel que les jeunes prennent conscience de l’importance de cet engagement et se familiarisent avec les différentes activités qui en découlent. Chaque parti ou presque avait également une liste distincte pour ses jeunes candidats. Certains d’entre vous disposant déjà du droit de vote, peut-être avez-vous contribué à ce que de jeunes politiciens puissent siéger au Parlement suisse. La jeune génération apporte sa propre vision des choses et du monde, et surtout de l’avenir, puisqu’il s’agit de votre avenir. La forme que prendra la réalité de demain se décide aujourd’hui déjà et les décisions politiques prises maintenant déploieront encore leurs effets dans quelques décennies – vous aurez l’occasion de le ressentir très concrètement. Votre participation aux processus politiques – je tiens à le souligner – aura une influence directe sur les conséquences de ces décisions.

Ces considérations sont particulièrement vraies en ce qui concerne une problématique dont vous avez débattu ces derniers jours et au sujet de laquelle vous avez formulé des exigences. La question n’est pas nouvelle, mais elle va devenir de plus en plus brûlante, au sens propre comme au figuré : je veux parler du climat. Dans ce domaine, l’importance de l’engagement de la jeune génération est flagrante. C’est vous qui, ces derniers mois, avez fait apparaître au grand jour, sans concession, les dangers existentiels du réchauffement climatique pour les êtres humains et l’ensemble de l’environnement. Bien sûr, le problème était connu, et depuis des années déjà ; des mesures ont été prises, d’autres sont en cours d’élaboration ou de discussion, sur les plans national et international. Mais les progrès dans ce domaine se font souvent à pas de fourmis, les atermoiements sont nombreux ; pour diverses raisons, certaines forces s’opposent avec virulence à une protection efficace du climat. Et c’est dans ce contexte que de jeunes gens, tout d’abord en Suède, puis dans toute une série de pays, ont pris la parole pour tenir un discours très clair, qui a trouvé un véritable écho auprès de la population : nous ne pouvons plus détourner notre regard, nous devons regarder le problème en face. Je le dis ici : votre engagement est un succès, il influence directement les mesures politiques. La Suisse a d’ailleurs elle aussi revu ses objectifs climatiques à la hausse.

À ce propos, lorsque j’ai voulu avoir un aperçu des sujets traités par la session des jeunes depuis sa création, je suis tombée sur le thème principal de la session de 1994 : il s’agissait de « Jeunesse et climat – plus que des mots… ». C’était il y a 25 ans… Si l’on avait alors prêté plus attention à l’opinion des jeunes, peut-être que le réchauffement climatique n’en serait pas où il en est aujourd’hui…

 

Ich möchte noch auf eine Besonderheit des schweizerischen Parlamentes zu sprechen kommen: die Mehrsprachigkeit. Die Parlamentarierinnen und Parlamentarier sind in ihrer politischen Arbeit, sei es in den Kommissionen, sei es im Ratsplenum, täglich damit konfrontiert. In den Diskussionen der letzten vier Tage seid auch Ihr vor dieser Herausforderung gestanden Etwas mehr als die Hälfte von euch sind deutscher Muttersprache, ein knappes Drittel französischsprachig, ein Zehntel spricht von Haus aus Italienisch – und drei der zweihundert Teilnehmenden kommen aus dem rätoromanischen Sprachgebiet. Vermutlich gibt es unter euch auch Secondos und Secondas, die über eine weitere Muttersprache verfügen.

Mal ehrlich – in welcher Sprache habt ihr euch in den Arbeitsgruppen ausgetauscht und verständigt? Vollumfänglich in den Landessprachen – oder war vielleicht auch ein bisschen Englisch dabei? Es ist nicht einfach, Diskussionen über anspruchsvolle Gegenstände in einer Fremdsprache zu führen. Vermutlich kennt ihr die Regelung in den Parlamentsdebatten während der Sessionen: Jedes Ratsmitglied spricht in seiner Sprache, und es erfolgt eine Simultanübersetzung in die anderen Sprachen. In den Kommissionssitzungen hingegen kann dieser aufwendige Service natürlich nicht angeboten werden. Dort lautet die «goldene Regel»: Jedes Kommissionsmitglied spricht in seiner Muttersprache, muss aber die andere Sprache verstehen; das gilt jedoch nur für das Deutsche und das Französische. Wir Tessinerinnen und Tessiner sind etwas mehr gefordert: Wir müssen uns auf Deutsch oder Französisch ausdrücken. Am Rande bemerkt: Am sprachgewandtesten ist die kleine Minderheit die Rätoromanen: Sie sind alle zweisprachig. In den Rats- und Kommissionsdebatten dominiert, weil die Deutschschweizerinnen und Deutschschweizer eben stark in der Mehrheit sind, die deutsche Sprache. Deshalb wurde in der letzten Session ein Tag zum «Tag der Mehrsprachigkeit» erklärt. Vor allem die Deutschschweizer Ratsmitglieder versuchten an dem Tag, in eine andere sprachliche Identität zu schlüpfen und sich auf Französisch oder Italienisch auszudrücken.

Diese Mehrsprachigkeit in der schweizerischen Politik stellt eine Schwierigkeit dar, hat aber vielleicht auch einen Vorteil: Man muss einander über die Sprachgrenzen hinweg genau zuhören, um sich zu verstehen. Falls sich dies auch auf die Diskussionskultur auswirkt, auf die Bereitschaft, andere politische Positionen nachvollziehen zu können – das wäre die grosse Chance.

Ich freue mich darauf, eure Petitionen zu lesen und verabschiede euch sehr herzlich aus der diesjährigen Jugendsession. Ich sehe der Jugendsession im nächsten Jahr bereits jetzt mit Freude und Interesse entgegen; wir werden ihr sehr gerne erneut im Bundeshaus Gastrecht gewähren. Ich hoffe und bin zuversichtlich, dass ihr von diesen vier Tagen Anregungen, Denkanstösse und Begeisterung für politisches Engagement mitnehmt. Ich zweifle nicht daran, dass ihr, wenn ihr euer politisches Engagement fortführen werdet, eure Chance nutzen werdet.

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