Espoirs et enjeux de l’oncologie dans les pays à ressources limitées- AMCA Vaud 31.101.2019

Espoirs et enjeux de l’oncologie dans les pays à ressources limitées- AMCA Vaud 31.101.2019

A 40 ans de la déclaration d’Alma-Ata en 1978, la Conférence internationale sur les soins de santé primaires de l‘Organisation mondiale de la santé qui avait but de rendre accessibles à tous les soins de santé en Suisse et dans le monde, au moins 400 millions d’êtres humains n’ont pas accès ou n’ont qu’un accès limité aux soins de santé.

Les inégalités sont parmi les facteurs principaux influant sur la santé. Avant tout dans les pays plus pauvres et défavorisés, même si aussi chez nous il y a des problèmes. En Suisse il y a des plus en plus des malades qui nos ne peuvent pas payer les primes maladies, des parents qui ne vont pas chez le dentiste car il est trop cher ou des enfants qui n’ont pas accès aux certains médicaments qui ne sont pas payés par l’assurance obligatoire de soins. Il faut donc combattre toutes les causes d’une médicine à deux vitesses, ici comme dans le reste du monde.

Cela signifie garantir un accès gratuit aux soins médicaux. L’accès aux soins et à l’éducation est non seulement un droit fondamental de tout enfant ou adulte, mais aussi un indicateur du degré de développement d’un pays.

Les inégalités et la pauvreté ne sont pas une fatalité. Elles découlent de mesures politiques inadéquates et de la distribution inégale des ressources : des enfants naissent encore dans des conditions qui compromettent leur santé, des femmes n’ont pas accès aux prestations de santé sexuelle et reproductive et beaucoup trop de personnes vivent et travaillent dans des conditions favorisant les maladies et ne leur permettant pas de vivre et de vieillir dignement. La Suisse doit donc soutenir avec conviction l’accès à la santé pour tous en Suisse et dans le monde. De par son rôle international la Suisse peut faire la différence.

AMCA de la Suisse italienne, de la quelle vous parlera le fondateur prof. Cavalli, a pour but depuis trente ans de garantir l’accès aux soins dans les pays de l’Amérique centrale. Cette association qui je co-préside avec la Dr. Patrizia Frösch, a développé des compétences importantes dans le demain de la santé. À travers ses projets sociaux et médicaux, nous promouvons des interventions directes pour soutenir les groupes les plus vulnérables de la société : les femmes et les enfants.  Renforcer des prestations de santé sexuelle et reproductive améliore la situation sanitaire des femmes, des futures mères, des enfants.

Notre association est partenaire d’institutions, de communautés et d’individus parmi les plus nécessiteux d’Amérique centrale. Elle soutient des projets d’aide et de développement dans le but d’améliorer la qualité des traitements médicaux et les conditions de vie de ces populations.

Selon l’OMS Environ 70% des décès par cancer surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. La détection du cancer à un stade avancé et l’impossibilité d’avoir accès à un diagnostic et à un traitement sont des problèmes fréquents. En 2017, 26% seulement des pays à faible revenu déclaraient disposer de services de pathologie généralement offerts par le secteur public. Moins de 30% des pays à faible revenu déclaraient disposer de services de traitement, alors que la proportion pour les pays à revenu élevé dépassait 90%.

Parmi les pays à revenu faible ou intermédiaire, 1 sur 5 seulement dispose des données nécessaires pour conduire une politique de lutte contre le cancer. L’impact économique croissant du cancer est considérable. On a estimé en 2010 à quelque 1160 milliards de dollars (US $) le coût annuel total de la maladie. Face à ces chiffres, AMCA depuis le début a investi dans la diagnose précoce et le traitement du cancer, tout en travaillant pour renforcer le système de santé en collaboration avec les gouvernementaux locaux afin garantir une durabilité aux projets .

AMCA travaille aussi avec des autres organisations et en particulier fait partir du Resaux Medicus Mundi qui associe entre elles environ 50 organisations, lesquelles collaborent dans le demain de la santé globale est indispensable en partagent une même vision stratégique d’une « santé pour tous ».

 

La Suisse a soutenu l’Agenda 2030 et les Objectifs de développement durable (ODD), mais elle a aussi remis en question les ressources financières de la coopération au développement en s’éloignant de l’objective de consacrer 0.7% de son BIP à l’aide publique au développement qui a était indiqué dans les Objectifs du Millénaire. Avec 0.45 % cette année nous sommes maintenant au-dessous l’objectif de 0,5 % fixé par le Parlement.  Derrières ces indicateurs il y a pas seulement les moyennes financières consacrée dans la coopération au développement mais aussi une attitude de notre pays envers les pays plus pauvres et fragiles. Celle d’un pays qui partant d’une situation privilégiée, soutienne un discours de solidarité. Une valeur – la solidarité – sur laquelle la Suisse s’est développée et que nous ne pouvons pas remettre en question. Une aide au développement favorable nécessite un engagement dans le Nord également.

Voilà pourquoi les Objectifs de développement durable sont important : Ils tiennent compte équitablement de la dimension économique, de la dimension sociale et de la dimension environnementale du développement durable et l’éradication de la pauvreté et le développement durable dans un dispositif commun. En même temps les Objectifs de développement durable doivent être mis en œuvre en faisant avancer le thème de la participation de la population aux choix qui la concernent, en faveur des minorités, contre la discrimination ou pour soutenir la politique de genre.

La mondialisation implique que la politique de la santé ne s‘arrête plus aux frontières nationales. Les migrations, l’augmentation du commerce mondial, la responsabilité des entreprises dans les pays plus faible, sont des questions centrales, les quelles influencent les déterminants de la santé. Les défis sanitaires qui y sont associés donnent aux questions de santé publique un rôle de plus en plus important.

 

En tant que médicin et politicienne je m’engage pour celles et ceux qui mènent une vie dure. Lorsque j’ai pris les fonctions de Présidente du Conseil national je me suis promis une chose : donner ma voix aux personnes que l’on n’entend pas souvent : les femmes, les minorités linguistiques et culturelles ainsi que les plus faibles. La solidarité et de la coopération au développement sont donc des points centrales de ma présidence.

En qualité de presidente de Conseil national, j’ai eu l’opportunité de visiter différents pays dans le monde. Je suis retournée hier soir de la Géorgie, je  me suis rendu en Ruanda, Mozambique, Mongolie et Slovénie entre d’autres,   pays dans lesquelles j’ai visité des projets de coopérations dans le demain de la santé, des hôpitaux et des centre de santé.

Pour tous ces pays, comme pour ceux de l’Amerique centrale et du reste du monde, l’accès universel au system de santé, les soins de santé de base et de qualité sont cruciaux pour le respect du droit à la santé. Des soins de santé primaires de bonne qualité font partie des conditions préalables pour que le droit à la santé soit réalisé pour tous, quel que soit le sexe, l’orientation sexuelle, l’appartenance ethnique, l’âge, ou encore le statut socio-économique.

 

L’engagement de AMCA en Nicaragua, au Salvador et au Guatemala se base sur ces principes et me rend fière de notre action. Je suis très honoré d’être ici aujourd’hui avec vous pour débattre de santé globale, Une contexte dans le quelle la Suisse et une association comme AMCA Svizzera italiana et désormais aussi AMCA Vaud, peuvent jouer en rôle importante. Selon l’Agenda 2030, le bien-être sanitaire ne peut être obtenu qu‘en dépassant les frontières du secteur de la santé et en luttant contre la pauvreté.

Comme  le Réseau Medicus Mundi a écrit l’année passée dans un manifeste publié en occasion de 40 ans de la déclaration  de Alma Ata, « Le droit à la santé signifie que chaque être humain a le droit de venir au monde et d’y grandir, de travailler et de vieillir sans que sa santé ne soit mise en danger par des actions influencées par l’homme ou par des circonstances influençables par des hommes. Ce droit doit être mis en application et protégé par chacun des États nationaux et par la communauté internationale ».

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